Psychologie positive, entre plaidoyer pour le bonheur et orientation scientifique. Charles Martin-Krumm & Antonia Csillik

La psychologie positive est une discipline qui a le vent en poupe. Pourtant, derrière la littérature foisonnante qui lui est consacrée, il est parfois difficile de s’y retrouver, avec d’un côté un certain oubli de ce qui existait avant la psychologie positive et de l’autre, des assaillants plus soucieux de la critiquer que de voir ce qu’elle revêt réellement, lui reprochant par exemple un déni de la souffrance. Cet article tente d’esquisser un chemin entre amnésie du passé et critique sans fondement afin de comprendre ce qui se cache derrière le terme de psychologie positive, la situation actuelle en Europe et notamment en France. Plusieurs articles empiriques portant sur le sujet sont présentés afin d’étayer les propos. En conclusion, il s’agit d’un nouveau courant de pensée qui propose une compréhension scientifique plus complète et « équilibrée » de l’expérience humaine, en s’évertuant à l’examiner sous toutes ses facettes et qui se nourrit des auteurs précédents notamment de la psychologie humaniste, tout en apportant des éléments nouveaux et novateurs, testé à la lumière d’un empirisme rigoureux, avec des méthodologies robustes.

minilogo

Lire la suite →

#article

Le bonheur est-il miscible dans la (neuro)science ? Jacques Fradin et Camille Lefrançois-Coutant

Le présent article propose un certain nombre d’hypothèses concernant les processus participant aux capacités d’accès d’un individu au bonheur. En effet, le bonheur est susceptible d’être généré par plusieurs types de mécanismes et substrats neuropsychologiques ne s’excluant pas les uns des autres. Ceux-ci induiraient des composantes du bonheur que l’on pourrait qualifier d’instinctives, émotionnelle et adaptative. Cette conception à plusieurs facettes explique en partie la difficulté qu’ont les scientifiques à délimiter et définir l’objet du bonheur. Malgré cette contrainte, les perspectives suggérées dans cet écrit se voient appuyées par un certain nombre d’écrits scientifiques dans le domaine de la biologie, des neurosciences et d’observations et de pratiques en développement personnel ou en psychothérapie. Les neurosciences apparaissent alors comme un moyen potentiel d’objectiver le vécu de bonheur. Il est à noter que les auteurs ont davantage rédigé cet article en tant que praticiens qu’en tant que chercheurs, bien que les hypothèses qui y sont formulées soient d’abord issues de leurs propres recherches scientifiques et observations cliniques.

minilogo

Lire la suite →

#article

Les paradoxes du bonheur. Jacques Lecomte

L’hédonisme est souvent lié au bien-être immédiat de la personne, tandis que l’eudémonisme est davantage associé à la conscience d’un sens à la vie sur le plus long terme. Toutefois, alors que l’opposition hédonisme-eudémonisme est généralement formulée de manière assez catégorique en philosophie, plusieurs chercheurs en psychologie soulignent la complémentarité de ces deux approches de l’existence. Le présent article explore les complémentarités de concepts souvent opposés.

minilogo

Lire la suite →

#article

Kaléidoscope*. Gaël Brulé

* Le kaléidoscope est une partie dont le but est de croiser les regards des articles rédigés dans le numéro. Elle est rédigée par les membres du comité de rédaction de Sciences & Bonheur, et est donnée à relire aux auteurs pour s’assurer que le texte ne déforme pas leurs propos ou leur pensée.

minilogo

Lire la suite →

#article